. En s’inspirant du roman L’Histoire sans fin, il explique que la magie opère lorsque les lecteurs réalisent qu’ils ne sont pas simplement témoins de l’histoire, mais qu’ils jouent eux-mêmes un rôle dans son dénouement. Ad Ad options Learn more
Je suis d’accord avec cette invitation. Je suis toutefois moins convaincu par le rôle qu’on attribue au donateur. Autrement dit, je reconnais que les donateurs ont leur place dans l’histoire. Je me demande simplement s’ils doivent toujours en être les vedettes.
Depuis des décennies, la collecte de fonds axée sur les donateurs nous enseigne à « faire du donateur le héros de l’histoire ». Cette approche a constitué une correction importante par rapport aux communications centrées sur les organisations, qui étaient souvent remplies de messages comme « nous avons fait ceci, nous avons construit cela, nous avons changé les choses ». Mais à mesure que la philanthropie devient davantage axée sur les communautés et guidée par les principes d’équité, une nouvelle évolution est en cours.
Lorsque nous présentons le donateur comme celui qui arrive pour sauver la situation, qui se retrouve alors relégué au second plan? Le patient qui traverse une maladie. Le jeune qui cherche à sortir de l’itinérance. La communauté qui se mobilise pour provoquer le changement. Les chercheurs, les professionnels de la santé, les bénévoles et les intervenants de première ligne qui consacrent leur vie à cette mission.
Ce ne sont pas des personnages secondaires qui attendent l’arrivée de la philanthropie. L’histoire, tout comme le changement, était déjà en cours. La philanthropie peut contribuer à faire avancer les choses.
Peut-être que le meilleur argumentaire philanthropique en 2026 n’a pas besoin de désigner un seul héros. L’organisme n’est pas le héros. Mais le donateur n’est pas non plus l’unique protagoniste. Un récit mobilisateur en collecte de fonds peut inviter les donateurs à prendre part à une histoire déjà en cours, aux côtés des personnes, des communautés, des professionnels, des bénévoles et des autres partenaires qui contribuent à faire avancer le changement.
Cela ne diminue en rien l’importance du donateur. Au contraire, cela peut rendre l’invitation encore plus significative.
Nous avons besoin de vous. Vos choix comptent. Il y a ici un rôle que vous seul pouvez choisir de jouer. Et lorsque vous vous joignez à nous, de nouvelles possibilités prennent forme.
Cette évolution est peut-être subtile, mais je crois qu’elle est importante. Un excellent texte de collecte de fonds n’a pas besoin de faire du donateur le héros de l’histoire. Il doit plutôt l’aider à reconnaître la place significative qu’il y occupe.
La question n’est donc pas simplement : Qui est le héros de votre argumentaire philanthropique? Peut-être devrait-on plutôt se demander : Comment invitez-vous les donateurs à prendre part à une histoire qui les dépasse et les inspirez-vous à contribuer à la faire avancer?


